RDC : Comment voter à l’aide de la machine à voter ?

affiches des campagnes des candidats députes nationaux et provinciaux à Beni (Nord-Kivu, RD Congo)affiches des campagnes des candidats députes nationaux et provinciaux à Beni (Nord-Kivu, RD Congo)

Sharing is caring!

affiches des campagnes des candidats députes nationaux et provinciaux à Beni (Nord-Kivu, RD Congo)

affiches de campagne des candidats députés nationaux et provinciaux à Beni (Nord-Kivu, RD Congo)

Des conflits électoraux peuvent pourtant surgir des facteurs qui ne dépendent même pas de la volonté d’un système. Pour pouvoir les éviter il faudra renforcer une éduction électorale à la MAV afin que tout le monde sache comment faire usage de cet outil.

Dans quelques matins, les congolais iront aux urnes (30 Décembre). Et pour la première fois une machine sera utilisée en remplacement des géants bulletins de vote. Malheureusement, cette machine à voter, appelée machine à imprimer par les uns et machine à tricher par les autres, a été au centre d’une vive polémique. A  telle enseigne que même à quelques jours desdites élections, l’usage de cette machine ne faisait pas encore unanimité.

Aujourd’hui que tout le monde est d’accord d’aller aux élections, en date du 30 décembre, avec cette machine, un autre danger guette la population. En effet, l’opposition qui a tout le temps, appelé, le peuple à ne pas utiliser ces machines, voire à les bruler, n’a pas eu le temps de faire une éducation électorale de leurs partisans.

Ce qui s’avère un germe des conflits dans ces élections dont la population est ignorante des normes. En plus d’utiliser une machine à voter, la RD Congo, organise des élections révolutionnaires, digne d’un pays moderne, un pays des alphabétisés. Car pour la première fois, en Afrique, en ma connaissance, trois scrutins vont se tenir en un seul jour.  Autre fois, il fallait chercher le visage de votre candidat sur des bulletins de votes kilométriques. Aujourd’hui, c’est dans un ordinateur en système androïde dit Myru System, qu’il faudra trouver son choix.

Il ne jamais tard pour bien faire les choses. Les partis politiques, les structures de la société civile et la CENI doivent concentrer les quelques jours qui restent à une éducation électorale pour éviter le pire. Car tout est mal parti déjà avec la campagne électorale. Les candidats, durant ce mois de campagne, ne faisaient que demander à leurs électeurs de voter pour un numéro. Pourtant, il fallait bien être concret en informant les électeurs qu’ils y a trois scrutins en seul jour. Ainsi pour pouvoir voter pour moi tel, il faudra d’abord voter pour tel à la présidence, puis moi aux législatives nationales et tel aux législatives provinciales.

Si jamais nos pauvres mamans et grands-parents paysans vont dans l’isoloir avec un seul numéro en mémoire, je paris ma tête, qu’il y a grand risque qu’elles ne s’en sortent pas. Et tout le monde sait qu’un vote bâclé est source des conflits post-électoraux inhérents à l’Afrique.

En vous épargnant de tout le processus, seul devant la machine, dans l’isoloir, l’électeur, a pourtant quelques gestes simples à faire. Il s’agit tout simplement d’introduire le bulletin de vote dans la machine en respectant la direction de la flèche pour que le QR code soit reconnu par la machine. Le canal d’introduction se trouve en centre de la machine par le bas. La machine va absorber le bulletin. Automatiquement, les candidats présidents vont se présenter à l’écran. Pour effectuer votre choix, touchez seulement l’image de votre candidat. Si son image n’est pas là, ne paniquez pas. Il existe un bouton « suivant » dans le coin droit en bas des images. Il vous permet de passer à la deuxième page ainsi de suite jusqu’à ce que vous trouviez votre candidat. Pour les lettrés, un raccourci est offert, il suffit de composer le numéro de votre choix. Un clavier numérique est juste en bas des images.

Une fois le choix du président fait, la machine vous envoie au deuxième scrutin, les législatives nationales et en fin les provinciales. Les trois choix effectués, le bulletin vous est présenté pour un aperçu avant impression. Vous vérifiez si les images sont conformes à vos choix. C’est à ce niveau que vous pouvez faire marche en arrière en annulant si vous vous êtes trompé de numéro.

Une fois que vous avez validé que les images correspondent à vos choix, vous pouvez lancer l’impression sans crainte. L’imprimante thermo-laser de la MAV est un WYSWYG (What You See Is What You Get) pour dire que les images qui seront imprimées sur le bulletin de vote sont celles que vous aurez choisi vous-même. Le même port qui a abordé le bulletin va le recracher et vous vous irez le glisser tranquillement dans l’urne.

Si l’on ne tient pas compte de ces simples règles de jeu, les conflits post-électoraux risquent de ne pas être gérables. Election eza Bitumba te dit HabariRDC

Hervé Mukulu

Sharing is caring!

Ajouter un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.