Quid du fonds bleu pour le bassin du Congo ?

La forêt vierge le large du fleuve Congo dans la province de la Tshopo, Nord-Est de la R D Congo © Hervé MukuluLa forêt vierge le large du fleuve Congo dans la province de la Tshopo, Nord-Est de la R D Congo © Hervé Mukulu

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La forêt vierge le large du fleuve Congo dans la province de la Tshopo, Nord-Est de la R D Congo © Hervé Mukulu

La forêt vierge le large du fleuve Congo dans la province de la Tshopo, Nord-Est de la R D Congo © Hervé Mukulu

Je pense que si le Congo a souvent pesé de poids mouche, c’est parce que les questions importantes ne sont pas vulgarisés pour qu’elles prennent de l’ampleur. Le fonds bleu pour le bassin du Congo est un fonds dont le Congo doit bénéficier en grande partie. De quoi s’agit-il ?

Créé en marge de la COP21, tenue à Paris et qui avait débouché sur l’accord de Paris visant la lutte contre le changement climatique par la réduction de gaz à effet de serre, le fonds bleu est un fonds international qui vise à permettre aux pays du bassin du Congo de passer d’une économie liée à l’exploitation des forêts à une économie s’appuyant davantage sur les ressources issues de la gestions des eaux, et notamment du fleuve.

Stock de carbone

Le bassin forestier du Congo est le deuxième réservoir de carbone au monde après l’Amazonie. Ils stockent des quantités importantes de CO2 produites par l’activité humaine. Ce bassin représente, selon certains travaux, près de 15% du stock carbone mondial. C’est ainsi un enjeu majeur à préserver dans la lutte contre le changement climatique.

Mais les fonds relatifs à ce stock ne sont toujours pas visibles pour les petits paysans. Encore moins en RD Congo, qui à elle seule, possède près de 62% de ce bassin forestier.

En effet, la température mondiale va crescendo. Les forêts qui doivent encaisser le coût de cette déforestation sont aussi menacées. Ce qui fait que la déforestation, à elle seule produit ou libère près de 20% de gaz à effet de serre.

Ce fonds, qui concerne l’Afrique Centrale, entre dans le cadre de la lutte contre la déforestation, en créant des infrastructures qui permettent une gestion durable de la foret : la création des routes, l’aménagement des voies navigables, des petits projets des barrages hydroélectriques…

Les peuples vivant dans la forêt du Congo, par exemple, vivent en symbiose avec la nature et lui doivent tout. Un projet hydroélectrique, par exemple, permettra de ne plus couper le bois pour le bois énergie (la braise ou les bûches sèches) qui est la principale source d’énergie dans la région.

Des projets communautaires

Une chose est d’avoir des fonds, une autre est d’avoir de projets d’un réel impact communautaire. Comme le disait un diplomate, ce fonds ne finance pas les intentions mais plutôt des projets bancables.

Et c’est là que le Congo a toujours été en retard. Un fonds de 100 millions annuels renouvelables est disponible. Comme l’exigeait l’accord de Paris, en stipulant que « les pays développés parties fournissent des ressources financières pour venir en aide aux pays en développement parties aux fins tant de l’atténuation que de l’adaptation dans la continuité de leurs obligations au titre de la Convention ».

Font parties de ce fonds la République d’Angola, la République du Burundi, la République du Cameroun, la République Centrafricaine, la République du Congo, la République Démocratique du Congo, la République Gabonaise, la République de Guinée Equatoriale, la République du Rwanda, la République du Tchad, la République-Unie de Tanzanie et la République de Zambie dans un accord signé le 9 mars à Oyo en République du Congo.

Hervé Mukulu

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